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Tool - Fear inoculum

Tool - Fear inoculum

 

Tool, c'est Le groupe de ma jeunesse, donc les revoir après 15 ans sans album, c'est une joie non dissimuler, je ne le cache pas. Cet album me remémore pas mal de choses sur ma découverte de ce groupe ou je pris "Aenima" à la médiathèque de ma petite ville par erreur et, en y repensent, cela ma rappelé à quel point notre rapport à la musique à changer.
Ce "Fear inoculum" et "Tool" en général est le parfait exemple du côté "jetable" de la musique aujourd'hui. C'est typiquement le genre de groupe dont on saisit les titres qu'après de nombreuses écoutes, mais tout le monde s'est empressé de donner son avis dans les 24 heures après sa sortie...

On ne peut pas vraiment le reprocher, c'est comme ça aujourd'hui et il faut faire avec, on ne peut plus prendre sont temps, car si on attend même qu'une semaine après la sortie, tout le monde est déjà passé à autre chose.
Du coup, sans une écoute approfondi, on se retrouve vite avec des chroniques qui parlent de cet album comme des "faces B de celui d'avant"...
Si quelques riffs peuvent donner cette impression, c'est surtout une référence, mais ce riff, c'est 5 secondes sur un titre de plus de 10 minutes pour un groupe qui aborde sa musique de manière totalement différente.

C'est fini le fait de devoir aller chez son disquaire pour commander un album, de ronger son frein deux semaines pour le recevoir. Maintenant, on est à l'ère du streaming, de Deezer, de Spotify et j'en passe, l'album sort, on l'écoute et on passe à autre chose, car on a beaucoup trop de choses à écouter ou à voir. On a accès à tous, partout, tout le temps, tout de suite et si c'est une bonne chose sur le papier (accès à la culture, bla bla bla...), j'en fais pour ma part un constat amer.

On est à l'aire des influenceurs et on donnera plus d'importance à l'avis de quelqu'un de connu sur le net qui s'exprime en premier sur un sujet, c'est comme ça...
Les concerts sont devenus des spots Instagram, on écoute des groupes pour l'image que cela nous donne, on se bat pour aller au Hellfest pour dire "j'y étais" et pas pour la musique, vu que vous prenez vos places à l'aveugle, ect.

Comme dit précédemment, la musique et la culture en général est devenu jetable et le résultat, on le voit avec cet album. Peu sont ceux qui ont pris le temps de vraiment le découvrir, de prendre le temps de l'écouter dans différentes conditions, de réécouter les anciens albums pour comparer... C'était un album attendu, les gens voulaient un avis et il fallait aller vite, donc vous avez été vite, c'est comme ça que ça marche aujourd'hui.

 

Guillaume